ACTU-SCIENCE

Réorganisation du monde hospitalier

L’univers hospitalier a été bouleversé par l’épidémie Covid-19 concentrant ses forces vives, ses lits d’hospitalisation, augmentant ses capacités de réanimation, pour optimiser la prise en charge de cette nouvelle pathologie, en même temps que d’appliquer le plan blanc qui a décalé des milliers de consultations et d’interventions chirurgicales non urgentes. L’épidémie Covid-19 a soulevé un immense mouvement de solidarité au sein des soignants, qui se sont déclarés disponibles pour s’engager dans des fonctions parfois nouvelles pour eux, en même temps que la population s’organisait pour respecter le confinement. A l’issue de cette première vague, tous les patients présentant une forme sévère, ont été pris en charge, et ceci représente un succès de l’effort de tous.

Car il s’agit bien d’un effort. Le confinement dans des conditions de vie difficiles, l’absence de revenus car le statut ne correspond pas au cadre défini pour demander les aides de l’état, la suspension des activités associatives proposant des repas quotidiens, la fermeture des écoles, ont précipité certains de nos patients dans une précarité bien en dessous du seuil de pauvreté.

Il existe une co-morbidité non Covid liée à l’épidémie. Nous ne voudrions pas rajouter des difficultés d’accès aux soins pendant cette épidémie qui pourrait durer jusqu’à ce qu’une immunité collective suffisante s’établisse, à moins qu’un vaccin ne soit proposé d’ici là…

Réorganisons nous, avec  force et adaptabilité que nous venons de prouver, pour rendre la prise de rdv adapté plus simple pour les patients, plus efficace, développons l’accès au contact médical par télémédecine, par mail, et par des coordonnées téléphoniques efficaces. Le « call center » doit être en rapport direct avec les services sollicités par des liaisons téléphoniques dédiées, pour organiser un service médical tout à fait adapté à l’intérieur de chaque service.  Nous devons travailler pour une période peut être assez longue avec le respect des gestes barrières, ce qui demande à fluidifier le parcours des patients à l’intérieur des services, relayons nous davantage pour occuper mieux le temps et l’espace de l’hôpital.

 

Christine Fardeau

Docteure en médecine

Référente maladies rares

Hôpital Pitié-salpêtriere

 

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